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White Light / White Heat
Une ville déchirée. Somptueuse et décadente. Berlin. 1977. Des murs, des barbelés. Dans le sombre, le brouillard. En bas le bitume. Pas le ciel en haut. La fumée juste.Et les riffs saturés électrisent les lourdes portes en fer massif des night-clubs.David Bowie. Iggy Pop.
Bande-Son: Saint Etienne You’re In A Bad Way Humeur Du Moment: innocente Mais Ca Me Fait Quand Même Penser Que : faudrait que je prenne rendez-vous pour un détartrage |
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De Mieux En Mieux
Quand ça merde, ça merde. Comme il faut, bien comme il faut. Y’aurait bien d’autres mots pour le dire, d’autres façons, je sais pas… Du littéraire, de l’euphémisme ou des oxymores. Mais la rhétorique, je la piétine, je lui saute dessus pieds joints et je la vide dans des chiottes publiques. C’est la merde, c’est la merde. C’est comme ça, c’est ainsi.J’en sais trop rien en plus. J’en sais vraiment rien. Du pourquoi, et du comment. Je sais juste que je devrais être heureuse mais que je me force à sourire, que j’ai les yeux cernés, le regard bien terne. Que mon nouveau passe temps favori est de regarder mon plafond. Que je pleure à en avoir honte. A en culpabiliser. Je sais juste que je déteste les gens tristes, ceux qui se lamentent, surtout si c’est pour rien. Je les déteste et je m’en moque pas mal. Parce qu’ils sont tellement vides que l’unique relief qu’ils ont la capacité de se donner est la souffrance. Je sais juste qu’il faut que ça cesse, au plus vite. Je vais bien m’auto flageller du derrière. Bien comme il faut. Que ça bouge un peu, que ça bloblote au moins. Je décide de me remplir de bonheur et de bêtise en technicolor. J’ai commencé ma cure hier en regardant Grease pour la énième fois. J’ai souri et j’en avais les chansons en tête. Excellent début. Aujourd’hui je passe un cran au dessus. Ce matin, au tabac le plus proche afin de me payer presse à scandales bête et méchante et friandises calories maximum. A l’heure où j’écris, je sais tout de la grossesse d’Angelina Jolie et du nouveau boyfriend de Kate Moss. Chocolat aux commissures. Cet après-midi, je me pomponne façon Hollywood, m’habille en circonstance et vais déguster un cocktail à base de champagne et de jus de litchi. Ce soir, je lui sors le grand jeu. Demain, ce sera pire. Encore mieux !
Bande-Son : Pet Shop Boys Rent Humeur Du Moment : SUPER BIEN Tout De Même: cette note est bien nulle... mais la vie est si belle hein? La vie est si Belle! Kamoulox: j'envoie Staline au goulag et épile King Kong avec un pamplemousse |
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Oscilloscope
Je ne suis pas toujours idiote. Je veux dire : je ne suis pas heureuse en permanence. Ou… Je ne chiale pas sans cesse. Okay ? Quoi qu’il en soit, personne - et surtout pas moi -, n’est constant dans ses humeurs. Mode oscillations On. Up classiques. Down traditionnels. Tendances changeantes. Raisons mêmes. Toujours. Bip. ffice Ma semaine du 9 au 15 janvier n’y échappait pas, à ce schéma, ce récurrent. Zigzag, de haut en bas en haut en bof en haut en bas… Une nuance cependant. Les courbes vertes sur l’écran noir de mon oscilloscope intégré ne parvenaient à prendre l’élan nécessaire pour plafonner. Les sourires furent présents. Mais hypocrites. Et les rires ? Nerveux. Mon manque de confiance et ma basse estime de moi (mes fameux) sont apparus et ne se sont estompés grâce à un rire gomme ou une love lessive comme à leurs habitudes. Je me suis sentie mal, agressée. Dans la rue, je fixais le sol, je regardais derrière moi, les vitrines n’existaient pas, et les passants avaient des gueules de prédateurs. Devant la télé, les pétasses en short paillettes me narguaient de leurs corps désirables et luisants de transpiration dorée. J’ai été blessée par de l’abstrait. Par des images, par des circonstances fabulées. Je me suis sentie zéro, que dalle, assistée. Devant le miroir, pas grand-chose, je veux dire pas grand-chose de correct. Le superficiel, et puis la profondeur, nuls. Narcissique, la souffrance. Et c’est pas si superflu. J’ai été la plus infâme, la plus idiote, la plus malade des choses. Et je me suis déshydratée par les yeux. Par litres, je pense. J’ai aimé la vie, ouais, mais pas moi, c’est con. La semaine s’est terminée hier. Nous sommes le lundi 16 janvier 2006. Je me sens bien. Enfin. Moins mal. Je me sens bof. Pas de courbes, juste une ligne verte, droite. Au centre de l’écran noir. Ca ira mieux demain, c’est sûr. Je suis obligée d’être heureuse. De plafonner.
Bande-Son : Television Torn Curtain Humeur Du Moment : voir ci-dessus En Fait : je déteste Blur Et : je n’ai pas encore fait les soldes Dream : ce long pull bouffant Sonia Rykiel au larges rayures rouges et blanches (oui, je rêve) |
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R.A.S.
Je ne suis pas blonde. Ecoute Lou Reed. Mal de crâne.
J’ai de bonnes raisons de faire la gueule…
ffice … en souriant, évidemment. La pauvre question.
Bande-Son : Lou Reed Transformer Humeur Du Moment : à un cheveu, je suis heureuse (cheveu même pas blond) Film : De Palma Blow Out Chevelure : coupée à la Twiggy, méchée de doré vulgaire Et : je suis amoureuse de mon nouveau trench noir Sinon : R.A.S. |
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